Faire son Erasmus, étape par étape

Mes conseils

Cela fait un peu plus d’un an que j’ai fait mon échange Erasmus en Espagne, c’était une belle expérience avec des hauts et des bas et de magnifiques souvenirs. Step by step, je vais vous raconter comment fonctionne un échange, avant de vous faire un topo de mon expérience.

First step: Destination choice

Bon, qui dit Erasmus, dit études sup donc des cours et tout le package. Pour ma part, j’étais en troisième année en sociologie et anthropologie à l’Université Libre de Bruxelles et j’allais faire mon échange en sociologie à l’Universidad de Granada.

Pourquoi avoir choisi Grenade? Eh bien, vu que mes options se limitaient à l’Europe (unique fille d’une famille arménienne, les connaisseurs peuvent en témoigner…), l’Espagne était presque évident pour moi puisque j’avais appris les bases de la langue et que je connaissais un peu le pays. Par contre, Grenade, j’en avais jamais entendu parler et pourtant c’est la destination que j’ai choisi. Mon choix a été guidé par les avis que j’ai pu lire sur le net, par la météo, par l’Andalousie et par ma volonté de me lancer dans l’inconnu. Ce n’était pas tellement pour le côté études et université mais plutôt au niveau de l’expérience d’une vie étudiante erasmus, et au final je pense que c’est ce qui importe.

Mon conseil, c’est de rechercher les avis des étudiants sur le net et de voir aussi au niveau de votre budget, la ville et ses accommodations, ce que permet l’université et ce qui a dans les environs de la ville, et ainsi de prévoir le budget. Moi, j’ai travaillé trois mois pour avoir le budget… mon budget n’était pas énorme avec trois mois de travail et ce que j’avais en épargne mais comme je suis une économe de base, ça m’a suffi!

Second step: Be accepted

L’ennui avec l’échange Erasmus c’est la paperasse. J’ai encore eu de la chance que ma destination n’était pas des plus enviées, sinon j’aurais probablement pas été retenue étant donné que je n’avais pas la mention distinction en BA2… Il faut remplir des papiers et faire des recherches soi-même pour voir quelle université choisir, voir si les cours correspondent, etc. Ensuite, il faut déposer sa candidature un an avant, et poursuivre les démarches durant toute l’année, passer un test de niveau de la langue avant et après l’échange (obligatoire mais dont le niveau n’empêche pas l’acceptation). Une fois sur place, même chose, remplir des papiers, changer des cours, etc. C’est bien la partie la moins fun. En tout cas dans ma faculté à Grenade, le bureau des relations internationales était très sympathique, le personnel nous donnait même des conseils resto et tapas… ils sont à votre disposition pour tout problème que ce soit en rapport avec l’université ou non.

Third step: packing bagage

Après avoir passé le cap de l’acceptation de l’échange (et avoir réussi son année bien sûr), il est temps de faire ses affaires. Bon moi, j’ai choisi d’y aller au second quadrimestre pour étaler sur les vacances d’été (même si j’aurais préféré y aller une année complète), donc mon premier quadri s’est fait à Bruxelles, sous la pluie. Donc, j’ai fait mes bagages après la session d’examen de janvier, no good mood parce que j’avais trop galéré pour cette session, donc l’excitation n’était pas de jour et mes bagages se sont faits presque en dernière minute. Pourtant, c’est une étape assez importante !! Cela dépend de votre destination et si vous revenez au pays entre temps ou pas. Pour ma part, je n’avais pas prévu de revenir (mais je l’ai fait au final) et j’ai emmené bien trop d’affaire, ce qui m’a valu un encombrement gênant lors de mes voyages.

Mes conseils:

  • Ne prenez pas trop de vêtements, prenez des basiques et faites les correspondre avec le temps qu’il fera sur place durant votre séjour. N’oubliez pas que vous allez en acheter sur place et remplir vos sacs de souvenirs !
  • Laissez aussi le nécessaire que vous pouvez acheter sur place sans problème, tout ce qui est shampoing, drap de lit et autres.
  • Prenez des chaussures qui tiennent la route! une paire de baskets et des sandales. Le reste vous pouvez toujours l’acheter sur place sans problème (surtout en sachant la gamme de prix des affaires sur les lieux de la destination).
  • Prenez des valises solides faciles à déplacer et réduisez au maximum le nombre. Je suis partie avec 2 valises et deux petites valises car je suis venue avec ma mère pour qu’on trouve un kot qui fasse l’unanimité (retour aux exigences familiales lol). Donc, oui j’ai pu emporter tout ce que je voulais mais c’est un FAUX PAS TOTAL. Au retour, j’ai eu trop de bagages, j’ai dû penser à des tactiques et j’ai peiné à me trimbaler avec mes bagages durant mes voyages post Erasmus. Une amie à moi rencontrée en Erasmus a réussi à se faire un seul sac à dos de rando de 15-20 kg (notamment parce qu’elle n’avait pas emporté grand-chose et aussi grâce à deux visites de ses proches qui ont emporté quelques affaires en repartant). Même après avoir remplie les valises de ceux qui sont venus me voir et avoir envoyé un colis de mes affaires, je m’étais retrouvée avec Trop !

Fourth step: Find a shared apartment

Tout dépend du budget… Mais généralement tous les étudiants Erasmus sont d’accord pour partager un endroit de vie. C’est moins cher, c’est situé dans le centre et c’est plus conviviale. Bon, moi, j’ai eu quelques mésaventures… la faute à pas de chance. Comme je suis venue accompagnée de ma mère, nous sommes parties à la visite de kots ensemble. Bien sûr, les recherches d’appart je les avais faites avant et les rdv aussi, mais il y a toujours des imprévus. Certaines universités aident les étudiants à trouver un logement, eh bien pas la mienne, c’est à la débrouille. J’ai donc cherché sur les sites d’annonces, ce qui n’est pas évident quand on débute avec la langue. Il y a aussi des bureaux Erasmus qui aident pour le logement mais ça je ne l’ai su que bien trop tard. Après des dizaines de visites, on a finalement trouvé un appart à 20 min de ma fac à pied, pas cher, et qui paraissait clean. J’ai fait mes aurevoirs à ma mère et me suis installée dans mon nouvel habitat avec 2 colocs espagnoles basques.

Ma première erreur était déjà de ne pas avoir pris des cours avancés d’espagnol avant mon arrivée, car la majorité des Espagnols, surtout dans le sud, ne parlent pas anglais… Ce qui fait que nos conversations entre colocs se limitait au Qué tal? Ma seconde erreur qui découle de la première, c’est d’avoir pris un kot avec des Espagnoles. C’est une des choses que j’ai regretté le plus, koter avec des erasmus, c’est le bon deal! Mais, il y a quand même un facteur de chance qui entre dans le jeu. J’ai entendu de tout: des erasmus qui se sont bien plus avec des natifs et ont amélioré leur langue, des erasmus qui ont koté avec des erasmus trop déchaînés et insupportables, ou au contraire, qui se sont fait des amis pour la vie…Eh bien moi j’ai eu des colocs que j’insupporte et avec lesquelles ça n’a pas collé…Je pense qu’il faut être très ouvert d’esprit quand on choisit de koter avec des inconnus, cependant il y a des limites de respect. Mais retenez que koter avec des inconnus qui ne se connaissent pas non plus entre eux c’est déjà pas mal! Ça permet une certaine égalité et un effort de chacun. Et koter avec des personnes dans le même esprit, c’est à dire des erasmus, c’est encore mieux car les activités se rejoignent davantage !

Fifth step: go to classe

Aller en cours est primordial, du moins au début. Ça permet déjà de faire connaissance avec les étudiants, repérer les étudiants erasmus, connaitre les professeurs, la matière des cours et des examens, et vérifier les cours à présence OBLIGATOIRE (c’est très important surtout si vous avez reçu une bourse, sinon vous devrez probablement rembourser la totalité! Et vous n’aurez aussi peut-être pas accès à l’examen si vous n’y assister pas). Après, il ne faut pas exagérer et être au taquet avec tous les cours… profiter du séjour est aussi une priorité. Certaines universités offrent des facilités pour les étudiants erasmus, mais d’autres comme la mienne, pas du tout, mes professeurs étaient aussi exigeants avec les autres qu’avec les erasmus.

Pas de chance pour moi, j’avais zappé la case accent andalou… ce qui fait qu’à mes premiers cours je ne comprenais absolument rien mais je n’étais pas la seule! J’ai dû changer quelques cours rien que pour les professeurs incompréhensibles. Ce qui est bien c’est qu’on est jamais seule dans la galère, il y a toujours quelqu’un d’aussi perdu que toi! Entre erasmus faut se serrer les coudes et même entre étudiants en général. J’ai vite compris que les étudiants de Grenade ne sont pas très open avec les erasmus… mais j’ai quand même réussi à me faire deux amies espagnoles de classe qui m’ont sauvée la mise à plusieurs reprises surtout avec les travaux de groupe ! Bon, elles étaient un peu incompréhensibles aussi mais très sympas et j’ai fini par les comprendre à la longue (heureusement). Avec mes amies erasmus, on s’entre-aidait aussi, on se partageait le travail et les galères mais pas que, on se voyait aussi en dehors des cours et maintenant on continue à s’écrire!

Bon, je ne vais pas voue le cacher…Je n’ai pas aimé les cours, c’était fort différent de mon université d’origine déjà en nombre d’étudiants, beaucoup moindre, et en proximité avec les professeurs… Certes, ça devrait être un atout, mais pour moi c’était pas pratique car on ne pouvait pas passer inaperçu, on se faisait repérer quoi que l’on fasse, et la participation en classe est beaucoup plus présente. Donc, ne pas venir en cours, on remarque ton absence et quand tu es présent, on remarque ta non-participation !

Par exemple, j’avais un prof, incompréhensible, mais je n’avais pas eu le choix, il était de la vieille génération, autoritaire et sérieux, il interrogeait les étudiants en les montrant du doigt et de façon inattendue. Déjà que peu des gens le comprenaient (oui, même les natifs), il était endormant et quand d’un coup tout le monde te regarde, tu sais que ton tour est arrivé… et là, obligé, fallait dire ‘no sé’, certains disaient ‘no entiendo’ (je ne comprends pas), erreur car il développait la question et là… gros malaise.

Un conseil, choisissez des cours avec des professeurs que vous comprenez et qui ne demandent pas trop de travail, parlez avec les étudiants, le bouche à oreille c’est vite fait, il y a toujours des étudiants qui diront quels cours demandent plus d’effort que d’autres.

Next step: make friends and enjoy

Se faire des amis en cours c’est déjà bien, mais pour profiter un max, faut s’aventurer partout ! D’habitude, il y a des bureaux Erasmus qui organisent des soirées, des meetings et des activités pour pratiquer la langue et aussi mais surtout des voyages ! Profitez-en ! Y aller au début c’est le mieux car les groupes ne se sont pas encore formés et personne ne se connait encore, après c’est vrai que c’est assez difficile de garder contact avec tout le monde…On rencontre des dizaines de personnes chaque soir, on oublie les noms, certains on ne les revoit plus jamais… Mais c’est quand même une opportunité et……. c’est GRATUIT (enfin pas les voyages évidemment, mais les offres sont exceptionnelles pour les erasmus). Les gros fêtards sortent à chaque occasion, et si t’es pas un gros fêtard comme moi, ce n’est pas grave, il y a les meetings pour aller boire un verre et se faire une balade nocturne vers les miradors, les hauts lieux où le panorama est magnifique sur Grenade de jour comme de nuit. Quant aux voyages organisés, j’en ai fait que deux malheureusement, mais je peux vous dire que ça vaut le coût!

Bien sûr, se faire des amis, ça ne se calcul pas vraiment et parfois les imprévus vous offrent des amis pour la vie! Moi, j’ai eu la chance de trouver une personne exceptionnelle avec laquelle j’ai construit une belle amitié et de magnifiques souvenirs, qui me font presque pleurer quand j’y repense. D’ailleurs, gardez en tête que se faire des amis erasmus c’est terrible, parce que vous pourrez voyager dans leur pays d’origine et vice versa !

Golden girl

KISS

A suivre…

Ma propre expérience Erasmus et les péripéties d’une vie estudiantine à Grenade.

 

 

 

 

Un commentaire

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s