Erasmus life, regrets?

 

Alors, alors, nous y voilà enfin à ma propre expérience ! Je tiens à rappeler que chaque expérience est unique, que mon expérience l’est donc aussi et qu’il ne faut pas se baser uniquement sur l’avis d’une personne… Je vais essayer de donner une vue large subjective et objective également pour que vous puissiez, si vous envisagez d’aller à Grenade, ou ailleurs, vous orientez selon mon parcours et vous préparez au mieux à une expérience Erasmus.


Si vous n’avez pas encore eux l’occasion de voir le premier volet de mon expérience Erasmus, allez le voir! je parle des étapes pour faire un échange Erasmus!


$$$ Money money $$$!

J’en avais déjà parlé dans mon article précédent, il faut préparer le budget. Ce qui faut savoir, c’est qu’en tant qu’Erasmus, on se doit de socialiser beaucoup, donc sortir, doooooonc dépenser… Toutefois, être économe c’est possible! Voici comment j’ai procédé et mes conseils:

  • J’ai essayé, le plus souvent possible, de calculer mes dépenses et je les notais dans un carnet de compte. Après le bilan d’un mois, mon constat était que presque tout allait à la consommation ! C’est bien que l’endroit permet de manger pas cher… Mais on se laisse prendre au jeu et on s’en rend pas compte. Un tapas ~ 2eur ça passe… Puis encore un de plus ça va encore… mais si après tu sors, les chupitos s’accumulent et là, ça va vite! Donc, j’essayais de manger chez moi puis je m’autorisais un tapas avec les amis de temps en temps, mais les dîners en groupe c’est bien aussi! chacun invite l’autre ou on cuisine ensemble, c’est des frais partagés et c’est plus agréable.
Picnic à Pâques dans le parc Garcia Lorca
  • Attention au loyer ! ne vous faites pas avoir par des agences. Vérifiez toujours, le contrat et prenez en compte que le loyer ne compte pas le prix des excédents (eau, gaz, électricité), demandez le prix moyens des excédents par mois, d’un appart à un autre, il y a une énorme différence! En tenant compte, que le centre historique est assez cher, le centre périphérique est le plus convoité par les étudiants, jamais bien loin de l’université ou desservi par les bus (il y a plusieurs campus à Grenade dont certains loin du centre).
  • Pour les dépenses de loisirs, il ne faut pas se priver… J’en ai pas assez profités et c’est un gros regret! les voyages organisés: c’est bénéf et ceux organisés par soi-même entre amis aussi, mais il faut une bonne organisation.  J’ai quand même su faire deux voyages organisés et deux autres avec mon amie Ana. Et évidemment, les plus magiques étaient ceux-ci mais les mieux organisés ceux organisés par les bureaux erasmus! Sinon, j’aurais aussi aimé prendre des cours de Flamenco et de yoga, mais mon budget était trop mince… Et c’est dommage! Préparez d’avantage que le nécessaire!
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Voyage organisé à Gibraltar

La langue

Lors d’un Erasmus à l’étranger, on est d’office confronté à une langue étrangère… Même s’il est possible que les cours soient donnés en anglais (pas mon cas), pour s’intégrer faut apprendre la langue un minimum !

Mes fines bases d’Espagnol n’étaient pas du tout suffisantes… mais ce handicap n’est pas une fatalité ! Certains ne parlent pas un mot et pourtant, à la fin du séjour, l’évolution est impressionnante. Mais si vous voulez vous intégrer rapidement, apprenez à parler avant de partir. Vraiment. Ça a été un frein assez conséquent pour moi au niveau de l’intégration avec les Espagnols (colocation et université) mais pas avec les Erasmus parce qu’entre nous on parlait anglais. Au début, ça te rassure, tu te fais quand même des potes mais à la longue, tu veux améliorer ton espagnol… et pour ça il faut soit que tu te fasses des amis espagnols soit que tes amis commencent à parler espagnol aussi. Mais après les premiers mois, tout le monde a envie de parler espagnol, mal au début certes, mais c’est tant mieux parce qu’on a pas peur de faire des fautes devant l’autre, pas de pression (alors qu’avec les natifs… l’impatience s’installe souvent). L’essentiel c’est de ne pas avoir peur de parler, avec ou sans faute. Aussi, on s’améliore forcément en entendant parler tous les jours, même en allant en cours, dans les magasins, les cafés, etc.

Mais moi, à un moment donné, je n’en pouvais plus… mes cours étaient toujours aussi difficiles à comprendre et je n’évoluais pas assez vite. J’ai donc décidé de prendre des cours de langue, par chance j’avais trouvé une formule pas chère, par hasard, sur un flyer. Coup de bol, on était juste deux en classe, donc on parlait beaucoup et on posait toutes les questions qu’on voulait. En un mois, j’ai vraiment amélioré mon niveau et j’arrivais enfin à comprendre et à écrire suffisamment bien pour l’université.

Du coup, il y a eu une inversion de la balance: au début,  je parlais d’avantage et mieux anglais et vers la fin, c’était l’espagnol. Plus on pratique une langue, plus notre cerveau fonctionne avec cette langue et quand on doit tout d’un coup changer de langue, c’est assez drôle à entendre!

Je me rappelle que j’ai dû faire la présentation d’un travail en cours… Heureusement, le prof permettait de choisir entre faire la présentation devant la classe ou devant lui seul. J’ai évidemment choisi de le faire devant lui, et après 20min de présentation et de conversation, il était assez content, c’est à ce moment-là que j’ai su que j’avais bien évolué. Faut pas oublier qu’en Espagne, du moins à Grenade, les cours sont assez participatifs… donc la langue est primordiale!

Mes emmerdes

Aujourd’hui je peux dire avec certitude que mon Erasmus était une aventure ! J’ai vécu des choses incroyables, j’en ai appris pas mal sur moi et j’ai aussi appris à remonter la pente quand une merde m’arrivait !

Prépare-vous, le roman commence.

1# Alors, moi et les emmerdes ça commencent dès le début. J’arrive, je m’installe dans mon nouvel appart, et quelques jours après: c’est l’Erasmus Welcome Party, motivée et dans l’ambiance, j’y vais et tout se passe super bien jusqu’à 3h du matin quand je me rends compte qu’on a volé ma veste… Parce que oui, en février, il fait froid, et comme il n’y avait pas de vestiaire dans l’endroit et que tout le monde mettait sa veste au même endroit, j’ai eu confiance… un peu trop… j’avais mis mon téléphone et mes clés dans les poches ! Donc non seulement j’avais perdu le moyen de communication qui pouvait me sortir de là, mais aussi le moyen d’entrer à l’appart! La pote que je m’étais faite était trop déchirée pour comprendre le deal, du coup je m’étais retrouvée seule perdue dans le froid 😥 . Heureusement les filles avec qui je dansais tout à l’heure étaient plus que sympathiques (des latinos, obviously) et m’ont raccompagnée jusqu’à mon appart pour voir si mes colocs m’ouvriraient la porte, et heureusement une de mes colocs m’a ouvert! Après, j’ai dû contacté le proprio lui expliquer que j’avais perdu les clés, j’ai dû aller à la police expliquer le vol… Au bout de quelques semaines sans gsm, j’ai été m’en acheté un dans un magasin de seconde main parce que c’est pas évident de faire sans dans le monde actuel, et comme tout le monde là-bas change d’avis et d’endroit en un quart de seconde, on se retrouve vite perdu sans moyen de communication.

2# Ensuite, je me suis rendue compte que mes colocs et moi n’étions pas du tout sur la même longueur d’onde. Elles étaient très proches entre-elles et moi j’étais fort solitaire (même si c’est dans ma nature, je sentais qu’il y avait un trouble entre nous), et puis elles avaient un problème d’hygiène et de respect. Voilà le deal, elles sont déjà très bruyantes et s’en foutent de savoir si je dors ou pas, elles sortent tous le weekend et se ramènent avec des gens à l’appart sans me prévenir pendant la nuit, elles font un bordel sans nom dans le salon et la cuisine et elles procrastinent de dingue, j’ai jamais vu ça de ma vie! Bon, ok, elles m’ont sauvé une fois (ce fameux soir où j’ai tout perdu) mais bon… J’ai su que je ne pouvais plus vivre avec elles le jour où la dame qui habitait en bas est venue à 7h frapper à notre porte, vu que mes colocs dormaient profondément après avoir passé la moitié de la nuit à gueuler et bouger les meubles, j’ai été ouvrir, et là, j’ai eu droit à un discourt de moral et d’engueulade, je ne savais pas quoi dire à part ‘lo siento’… elle était à deux doigts d’appeler la police. Et quand le soir, j’ai revu mes colocs, elles m’ont demandé si c’était la dame d’en bas qui était venue, la seule chose qu’elles m’aient dite, c’est qu’elle est folle, faut pas l’écouter, tout en riant… C’est drôle?!

Cependant, je n’ai pas changé toute suite, mon caractère de sauveuse du monde me disait de continuer à essayer et au pire, j’encaisserais. Mais heureusement il y a eu cette fois, où Mon frère et sa copine Pao sont venus me rendre visite pour le weekend à Pâques. Ils ont bien vite compris la situation, et il y a eu ce soir-là, où la fine corde qui restait entre mes colocs est moi s’est rompue définitivement. Et tout l’honneur va à Pao !! C’était un de ces soirs où mes colocs viennent au milieu de la nuit avec des touristes et parlent comme au club med, et là j’envoie un texto à l’une pour dire de baisser le son parce qu’on dort, elle me dit ‘pas de problème’ mais la différence de volume n’a duré que 2 min. Et Pao, cette effrontée que je ne connaissais pas encore comme telle, part les voir (en mode pyjama et dégaine de 4h du mat’), leur gueule dessus, claque la porte et revient dans la chambre… J’étais juste sidérée ! Et puis, une de mes colocs rentre en trombe dans ma chambre et crie sur Pao, comme quoi elle n’est pas chez elle, elle n’a pas le droit de dire quoi faire blablabla, et Pao, audacieuse qu’elle est, dit : « mais c’est pas chez vous non plus ». Et BAM !! Bon évidement, les Espagnoles ne se résignent pas… j’ai dû calmer le jeu et m’excuser, mais au moins ça les a bien mis la honte devant leurs potes.

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ça, c’est ce qu’elles m’ont laissé pendant une semaine, oui c’est bien une boite de conserve de poisson sur la table… #typique

Après cet épisode, elles ne me disaient même plus bonjour et ça ne les a pas empêché de continuer leur délire. J’ai donc cherché un autre appart, j’ai averti le proprio en disant que ça ne me convenait pas de vivre avec des gens aussi sales, et j’ai pris mes affaires pour aller au bout de l’avenue dans mon nouveau chez moi (évidemment, le proprio à garder les deux mois de garantie, ce qui est normal… mais vivre dans cet Enfer thanks but no thanks).

3# J’arrive dans mon nouvel appart, plus grand, plus adorable, avec deux Espagnoles sympas, je m’installe trop contente. Puis le lendemain, ma nouvelle coloc qui s’occupe de faire la transmission au propriétaire, me dit, qu’elle est vraiment désolée mais que je vais devoir partir… J’ai pas bien saisi pourquoi, mais en gros elle me laissait la nuit pour trouver un autre endroit. Moi, effondrée, aux bords des nerfs, je commence à paniquer, je recherche un autre endroit, je demande à des copines de m’héberger si je ne trouve pas… Puis elle revient le soir, toute contente pour me dire que finalement il n’y a pas de souci, que je pouvais rester. Je vous dis pas comment j’étais… entre soulagée et stressée, angoissée et méfiante… la semaine qui a suivie je suis restée sur mes gardes, je n’avais pas déballé ma valise, j’avais peur qu’elle me foute à la porte. Je n’ai jamais vu le propio et ma coloc ne voulait pas de garantie donc, pas de papiers, pas d’assurance, rien… juste un salaire pas cher. Mais bon, j’ai fini par déstresser après lui avoir parlé et m’être rassurée qu’elle me virerait pas jusque fin juin. Après, il y a eu quelques délires de payement d’eau et de gaz qui m’ont paru étranges… Mais elle a compris que je n’étais pas dupe quand je lui ai demandé de me passer le numéro de la proprio. Et pour ceux qui veulent savoir comment était l’ambiance, c’était déjà mieux que ma colocation précédente, mais je n’ai pas cherché à sociabiliser plus que ça avec elles… j’en avais marre des Espagnols trop chelou. Il y avait quand même des soirs où il y avait des gens aux salons ambiance grosse fête, mais ça ne me faisait plus grand chose, j’avais compris, les Espagnols sont des gros fêtards, il n’y a rien à faire. Par contre, un truc que j’appréciais énormément, c’est la propreté! Dios mio! Ces filles-là, party ou pas la vieille, tout était nickel le lendemain! Merci le respect! (sans ironie).

4# Je ne sais pas si les examens peuvent comptés comme emmerdes… Mais quand même ça reste emmerdant hahaha. J’ai pas tout réussi en juin… Obligée, j’ai dû revenir en septembre et ça a été. Enfin, à part le prof de la vieille génération qui m’a envoyé boulé 2 fois pour des raisons de merdes (il me voit à son bureau, et part, j’attends une heure et il ne revient pas, il n’a pas pu me dire que l’exam était ailleurs, non…, ou parce que j’étais en retard, normal, il ne s’est pas pointé à son bureau, comment savoir où se passe l’exam? Et à chaque fois je n’étais pas la seule en plus!). J’ai fini par passé l’exam devant lui, sur son bureau, et il n’a même pas lu mon exam, il m’a demandé d’où je venais, il a regardé le volume de ce que j’avais écrit et il m’a dit je te mets la moitié ok. J’ai failli m’énerver… puis j’ai réfléchi, ce n’est pas grave, j’ai réussi et puis c’est normal, c’est typique andalou, faut pas chercher à comprendre.

Mes heures de bonheur

Malgré les emmerdes, malgré le budget, la langue, et tout le tralala, je pense que ce qui importe en fin de compte, ce sont les expériences que l’on vit, ces moments et opportunités uniques que nous offre l’Erasmus et surtout les gens que l’on rencontre !

Au début, c’est dur… On ne connait que superficiellement les gens et on est loin de la famille, on se sent vite seul. On veut vraiment créer des liens et vivre des moments ‘intimes’ dans le sens proches des gens et être à l’aise. Au bout d’un moment, on en a marre de rencontrer des gens et de parler des mêmes sujets encore et toujours. Mais faut prendre son mal en patience car l’intimité finit par arriver, peut-être avec la personne que vous n’attendiez pas. Je pense que j’ai eu une chance énorme de mon côté parce que j’ai failli passer à côté d’une fille en or.

1# J’ai rencontré Ana pendant la visite de la bibliothèque historique organisée par l’université via la fille suisse que j’avais rencontrée et avec laquelle je commençais à construire des liens (c’est la fille qui m’a plantée lors de la soirée de bienvenue quand on m’a volé ma veste et qui ne m’a plus jamais recontactée).  On a juste fait le trajet vers nos kots ensemble et on s’est échangé nos facebook. Jusque-là, je la trouvais sympa mais un peu à la retraite du style étudiante en Beaux-Arts qui préfère restée dans son coin… Elle était vraiment étudiante en Beaux-Arts! Seulement, je n’ai pas réussi à la retrouver parce qu’elle était en mode privée sur son profil… Mais voilà que le destin nous réunit à nouveau lors d’un événement Erasmus, où je la vois et vais vers elle et là c’est elle qui prend mon facebook!
On décide de rejoindre une ballade organisée dans la ville un soir et on s’entend tout de suite! J’ai failli mal la comprendre, comme quoi il ne faut pas se fier aux apparences, elle est certes spéciale mais c’est une caractéristique que j’adore chez elle. Et au fur et à mesure, elle m’a fait découvrir son monde et moi le mien. Je crois que c’était la première fois de ma vie que je rencontrais une telle facilité avec une personne, on avait les mêmes intentions l’un envers l’autre et par rapport au monde, je sais que ça va vous faire penser à autre chose mais je crois vraiment avoir rencontré une âme sœur. Non, pas l’âme sœur coup de foudre I’m in love… mais l’âme sœur qu’on aurait rencontrée dans une autre vie, ou qu’on aurait frôlée lors de l’explosion créative de l’univers ou un truc du genre, ou tout simplement une âme qui nous ressemble.  C’est rare de rencontrer ces personnes et je peux dire avec conviction que cette rencontre était le point culminant de mon Erasmus, car pratiquement tout le restant de mes heures de bonheur était lié à elle.

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2# J’ai fait une autre rencontre, Beyza, une fille de ma classe venue de Turquie. Elle, je l’admirais. Elle était la personne que je voulais devenir: forte, courageuse, végétarienne, féministe, zen… Avec elle, je me sentais plus forte et on a également partagé des moments fantastiques. Elle est une grande fan de la culture arménienne, on a beaucoup discuté culture, divergence et politique alors que c’est pas un de mes sujets favoris! Elle est très engagée dans son pays, elle est contre la politique actuelle et c’est une vraie femme moderne. Elle m’a donné gout de l’engagement, c’est vrai que rester passive ça ne va pas régler la situation…

3# Le partage intellectuel. J’en ai appris des choses durant mon séjour, un peu avec les cours et beaucoup avec les rencontres. J’aimais particulièrement les moments intellectuels et spirituels avec Margot, une française, qui était en transition dans sa vie (je pense que toutes les personnes faisant un voyage ou un échange, partent aussi en quête de quelque chose de plus profond). On partageait nos intérêts communs, nos plans d’avenir, on discutait moral et véganisme et aussi spiritualité. Et c’est pas souvent qu’on discute de choses plus complexes ou profondes avec les gens.

4# Les moments tapas. Entre amis, c’est presque automatique d’y aller là-bas, tous les tapas et les terrasses, les tinto de verano et les bières. On avait notre QG avec Ana, un tapas bar favoris, mais c’était toujours sympa d’en découvrir d’autres. Si vous allez à Grenade, vous ne manquerez pas de tapas… il y en a partout! Même des végés et vegans (faut savoir que durant mon séjour, j’étais végétarienne à 90% et découvrir les avantages culinaires de Grenade c’était juste parfait!).

5# Le weekend/visite de mon petit frère et Pao. J’étais tellement excitée et heureuse que j’en avais mal à la tête! Après trois mois sans voir la famille et les amis, ça fait tellement plaisir de se sentir proche de quelqu’un! On s’est promené comme des malades, on n’avait pas beaucoup de temps donc en un jour j’ai dû leur faire la visite de tout Grenade! Les pauvres avaient tellement mal aux pieds le lendemain qu’on est resté tranquille et on a essentiellement fait que manger ! ❤

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6# Les fêtes en ville. Grenade a une histoire et une culture très riches, ce qui fait qu’il y a constamment de quoi voir et faire. Un jour, tu peux voir défiler des troupes de tambourins, un autre tu peux voir des gens vêtus de tenus traditionnels entrain de danser le flamenco, la Feria, el dia de la Cruz ou encore la Procesion pendant la semaine de Pâques!

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7# Les miradors. Autres QG avec mes amis, la vue panoramique, le coucher de soleil et la musique flamenco ou le tamtam en fond sonore…IMG_20160409_180138.jpg

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8# The last day. Mon dernier jour à Grenade était assez spécial. A défaut de n’avoir personne pour m’accompagner ce jour-là, j’ai été seule faire une excursion à Monachil, des vallées montagneuses où coule une rivière. J’ai rencontré deux américaines et on a fait un bout de chemin ensemble puis j’ai continué seule. L’endroit est fort agréable et paisible mais le problème c’est que la carte de rando ne montre pas le chemin avec précision… ce qui fait qu’un moment donné, j’étais perdue. Je me suis retrouvée à arpenter un montagne désertique sans arbre pour s’abriter du soleil brûlant, je n’avais plus d’eau pour me ressourcer. Bref, j’avais le tournis et je m’imaginais les pires scénarios. Mais voilà qu’au somment, après un effort considérable, j’aperçois un arbre, je me mets tout de suite à l’ombre et quand je lève la tête je vois des cerises en abondance! Mes yeux n’y croyaient pas, j’en ai cueillies et mangées avec le sourire et l’enthousiasme d’un enfant! Et après un gros câlin à l’arbre j’ai repris ma route et je suis rentrée saine et sauve chez moi. Le soir, on devait se voir avec Ana et d’autres amies sur le mirador le plus élevé de la ville, malgré cette journée éprouvante, j’y suis allée, et nous avons regardé le soleil rentrer dans son lit. Ana et moi avons eu l’idée de composer une chanson sur Grenade pour lui livrer tout notre amour. Et finalement tous ensemble nous avons créé un hymne qui restera à jamais gravée dans ma mémoire! Nous la chantions jours et nuits avec Ana durant notre voyage en Andalousie les jours suivants. Et pour finir ce dernier jour, nous sommes allées prendre un tapas et danser sous de la musique colombienne.

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Le TOPO

Promis après ça j’arrête d’écrire!
Si vous avez la possibilité de faire un Erasmus… Ne réfléchissez pas trop longtemps, GO FOR IT ! Préparez-vous bien, maîtriser la langue, assurez-vous du budget et partez l’esprit ouvert au maximum. Si une merde vous arrive, ne la laissez pas vous gâche le séjour, rien est foutu, positivez et chercher une solution, accrochez-vous à vos amis et allez de l’avant.
J’avais entendu des rumeurs comme quoi ceux qui reviennent d’Erasmus rentrent en dépression… C’est vrai que le retour est difficile, mais je ne reviendrais jamais en arrière pour changer d’avis, je sais dorénavant que je suis capable, que je peux être autonome et créer des liens forts. Et, quelque part, je suis différente, plus ouverte et je sais mieux ce que je veux et ce que je ne veux pas et, surtout, je conserve en moi des souvenirs qui me redonnent le sourire si besoin 🙂

Un dernier conseil, tenez un journal de bord. C’est ce que j’ai fait et je suis très contente de l’avoir fait! Tout y est, mes appréhensions, mes emmerdes, les moments magiques, tout. C’est aussi un excellent moyen de vous connaître vous-même et de garder les pieds sur terre. En relisant mon journal, je me rends compte que j’écrivais beaucoup sur mon état d’esprit et ma vision du monde, et je me rends compte que faire un voyage, se lancer dans une aventure, c’est travailler sur soi énormément et être libre! Libre de prendre des choix, faire des erreurs, laisser les erreurs arriver, encaisser, se relever, se faire plaisir, sourire ou pleurer, tout est un choix libre et propre à vous !

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Si vous avez une question, un commentaire ou une suggestion pour les autres ou pour moi-même, n’hésitez pas à le partager !

Bien à vous,
KISS

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